Chambre des représentants 2026 : district par district

Note du Millénaire Affaires étrangères et Défense

Note approfondie du Millénaire sur les élections à la Chambre du 3 novembre 2026

Le 2e district de Virginie, Donald Trump l’a gagné de 0,3 point en 2024, et notre projection n’y donne aux démocrates que 1,8 point d’avance : c’est là que se ferait le 218e siège. Les démocrates ont pourtant 76,7 % de chances de reprendre la Chambre, malgré un redécoupage qui leur a retiré des sièges sûrs. William Thay, Sean Scull et Augustin Bataille suivent la majorité district par district.

LM
William Thay, Sean Scull, Augustin BataillePrésident du Millénaire ; Spécialiste des États-Unis du Millénaire ; Analyste du Millénaire
1er novembre 2026
240 pages · lecture 12 min
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Couverture de la note : Chambre des représentants 2026 : district par district
En bref

Une majorité probable

Les démocrates ont 76,7 % de chances de reprendre la Chambre, contre 65,5 % le 1er août. Nous attendons 228 sièges démocrates, dans une fourchette de 206 à 251, pour une majorité fixée à 218.

Le climat national

Le climat national vaut environ 3 points de part démocrate dans chaque district. C’est lui qui fait les démocrates favoris dans les banlieues gagnées de justesse par Trump, bien plus que les sondages de district, rares et souvent partisans.

Le pari du redécoupage

Le redécoupage de mi-décennie coûte aux démocrates des sièges sûrs au Texas, en Floride, en Ohio et en Caroline du Nord. Il crée aussi des districts à pile ou face, à forte population latine, où l’on verra si le basculement de 2024 tient.

Principaux constats
0176,7 %de chances pour les démocrates de reprendre la Chambre, contre 65,5 % le 1er août
02228 siègesdémocrates attendus, entre 206 et 251 dans 90 % des simulations, pour une majorité fixée à 218
03309 districtssur 435 sont joués : 171 sûrs pour les démocrates, 138 pour les républicains
04D +1,8dans le 2e district de Virginie, celui qui ferait le 218e siège, gagné par Trump de 0,3 point en 2024
0522 districtsgagnés par Donald Trump en 2024 penchent aujourd’hui démocrate ; un seul gagné par Kamala Harris penche républicain
0653 districtsfont la majorité, que la note analyse un par un, du comté de Bucks à la vallée du Rio Grande

Avant-propos

Le 2e district de Virginie, Donald Trump l’a gagné de 0,3 point en 2024, et notre projection n’y donne aux démocrates que 1,8 point d’avance. C’est là que se ferait le 218e siège, s’ils gagnaient tous les districts où ils sont favoris et perdaient tous les autres. La chance des démocrates de reprendre la Chambre atteint pourtant 76,7 % au 31 octobre, contre 65,5 % le 1er août, malgré le redécoupage de mi-décennie.

La question que nous allons nous poser est la suivante : dans quels districts se joue la majorité, et pourquoi ? On croise pour cela le forecast du Millénaire et les présidentielles de 2020 et de 2024 recalculées dans les limites de 2026, les rapports déposés à la Commission électorale fédérale et les sondages de district, cités avec leur commanditaire.

Dans un premier temps vient le cadre national : chances de majorité, classement des 435 sièges, nouvelles cartes. Dans un deuxième temps, on suit les banlieues et villes moyennes qui font la majorité. Dans un troisième temps viennent les sièges démocrates à défendre et les sièges républicains redessinés ou sans sortant. Les chiffres viennent de la mise à jour du 31 octobre 2026 du forecast, avec 200 000 simulations ; les interprétations sont dans les parties « Notre analyse ».

Une majorité démocrate probable, mais pas acquise

Les républicains détiennent 218 sièges, les démocrates 214. Il leur en faut donc quatre de plus, net. Le modèle leur donne 76,7 % de chances d’y parvenir. Il attend 228 sièges, dans une fourchette de 206 à 251 pour 90 % des simulations. Une erreur des sondages nationaux déplacerait pourtant d’un coup des dizaines de districts dans le même sens.

Figure 1. Chambre : répartition des sièges démocrates dans les 200 000 simulations du 31 octobre 2026.
Figure 1. Chambre : répartition des sièges démocrates dans les 200 000 simulations du 31 octobre 2026.

Le 1er août, c’était 65,5 % de chances et 222,8 sièges attendus. Depuis, l’avance démocrate dans notre moyenne du vote générique, l’intention de vote pour un parti à la Chambre, est passée de 6,1 à 7,2 points. Chaque point gagné a fait glisser quelques districts de « penche républicain » à « pile ou face », d’autres de « pile ou face » à « penche démocrate ».

Comment notre modèle projette un district

Pour chacun des 435 districts, le modèle part du vote présidentiel de 2024, recalculé dans les limites de 2026. Il y ajoute l’écart local, c’est-à-dire la tendance du district à voter plus ou moins démocrate à la Chambre qu’à la présidentielle, où se loge la prime au sortant ; le financement des campagnes et les dépenses extérieures ; les sondages du district, lorsqu’il en existe ; enfin le climat national.

Le modèle ne retient que les sondages terminés dans les 21 derniers jours, à raison d’une vague par institut. Ceux commandités par une campagne, un parti ou un comité sont gardés, mais corrigés de leur biais moyen, et la moyenne est encore diminuée de 2,44 points, la correction nationale de l’erreur historique des sondages. Testée sur les élections de 2014 à 2022, la règle provoque des ruptures quand les sondages sont rares : un district peut changer nettement de projection le jour où son seul sondage sort de la fenêtre.

Le climat national ajoute à chaque district environ 3 points de part démocrate, soit 6 points d’écart. Avec ce bloc, un district que Donald Trump a gagné d’environ 6 points en 2024 part à égalité avant tout effet local. Il pèse aussi plus que tout le reste dans l’incertitude : avec un climat nul, vingt districts aujourd’hui projetés démocrates repasseraient du côté républicain.

Figure 2. Chambre : les 435 districts classés selon l’écart projeté entre démocrate et républicain, au 31 octobre 2026.
Figure 2. Chambre : les 435 districts classés selon l’écart projeté entre démocrate et républicain, au 31 octobre 2026.

Les courses jouées, et pourquoi elles le sont

Sur les 435 districts, 309 sont classés « sûrs » par notre modèle, un parti y dépassant 95 % de chances. Les 138 districts sûrs pour les républicains ont tous été gagnés par Donald Trump avec au moins 12,7 points d’avance, et les 171 districts sûrs pour les démocrates l’ont tous été par Kamala Harris. Pour en faire basculer un, il faudrait une erreur de plus de 15 points d’écart, plus du triple de la plus forte erreur du vote générique aux cinq dernières élections de mi-mandat.

Douze districts sûrs pour les démocrates ont pourtant été gagnés par Harris avec moins de 8 points d’avance. Leurs sortants font mieux que la candidate présidentielle de leur parti : au Kansas 3, Harris n’avait que 4,2 points d’avance, et notre modèle projette Sharice Davids à 59,6 %. Dans 26 États sur 50, aucun district n’offre à l’un des deux partis entre 25 et 75 % de chances ; neuf États concentrent à eux seuls 33 des 53 districts analysés ici.

Le redécoupage de mi-décennie : ce qu’il donne, ce qu’il coûte

Des États républicains ont redessiné leurs districts sans attendre le recensement de 2030, à la demande de Donald Trump. La Californie a répliqué en sens inverse, par référendum, avec la Proposition 50. Au total, neuf États votent sur de nouvelles cartes. Sur le papier, le bilan est d’environ neuf sièges nets de gain républicain ; Erin Covey, du Cook Political Report, attend un gain net d’environ trois sièges.

Figure 3. Les neuf États redessinés : part des districts gagnés par Kamala Harris en 2024 et part des sièges démocrates attendus en 2026.
Figure 3. Les neuf États redessinés : part des districts gagnés par Kamala Harris en 2024 et part des sièges démocrates attendus en 2026.

Au Texas, Kamala Harris n’aurait gagné que 8 des 38 districts redessinés, alors que nous y attendons 11,5 sièges démocrates ; en Floride, 4 sur 28, pour 7,0 sièges attendus ; en Ohio, 3 sur 15, pour 4,9. Pour maximiser le nombre de sièges, les cartographes républicains ont étiré leur avantage sur le plus grand nombre de districts et ont créé des districts gagnés par Trump de 9 à 12 points, républicains dans une année neutre mais disputés dans une année où le climat national ajoute 6 points d’écart aux démocrates.

Ces districts sont pour la plupart à forte population latine, là même où le vote de 2024 avait le plus basculé, et notre modèle traite ce basculement comme acquis. S’il s’est en partie résorbé, les démocrates pourraient y faire mieux que prévu ; s’il s’est confirmé, le redécoupage aura atteint son but.

Les 53 districts qui font la majorité

Nous avons retenu pour une analyse détaillée 53 districts, ceux où les chances démocrates se situaient entre 20 et 80 % lors de leur sélection, auxquels s’ajoutent quelques districts qui concentrent l’attention de la presse américaine ou présentent une particularité.

Figure 4. Chambre : écart présidentiel de 2024 et écart projeté en 2026, par district (au 31 octobre 2026).
Figure 4. Chambre : écart présidentiel de 2024 et écart projeté en 2026, par district (au 31 octobre 2026).

Presque tous les districts se placent au-dessus de la diagonale, notre projection étant plus démocrate que le vote présidentiel de 2024 de 6 points d’écart en moyenne, ce qui correspond au climat national. Les exceptions sont des districts où un sortant républicain populaire ou une forte dépense républicaine compensent ce climat, comme le 1er district de Pennsylvanie.

Notre analyse. Même en perdant tous les districts latinos redessinés du Texas et de la Floride, les démocrates garderaient l’avantage, leur majorité se faisant dans une vingtaine de districts de banlieue que Trump avait gagnés de un à cinq points, pourvu que le climat national tienne. Selon notre outil d’erreurs de sondage, l’erreur de 2016 les ramènerait à 73,7 %, celle de 2020 ou de 2024 à 15,4 % ou 14,5 %.

Le forecast du Millénaire

Suivre le forecast jusqu’au 3 novembre

Les chiffres de cette note viennent du forecast du Millénaire : 200 000 simulations de l’élection, mises à jour chaque jour jusqu’au scrutin. Retrouvez-y les chances de chaque camp, la projection de chaque course et le simulateur qui permet de fixer le vainqueur d’une course pour recalculer le reste de la carte.

PA-08 : Paige Cognetti contre Rob Bresnahan

Parmi les districts de Pennsylvanie que les démocrates sont favoris pour gagner, le 8e est le plus favorable à Donald Trump, qui l’a gagné de 8,6 points. Paige Cognetti y mène pourtant dans notre modèle, avec 1,0 point d’avance et 55 % de chances, grâce à l’héritage de l’ancien élu démocrate Matt Cartwright et au climat national. Lackawanna, le comté de Scranton, a nettement glissé vers Trump en 2024.

Figure 5. Pennsylvanie, district 8 : décomposition de la projection du 31 octobre 2026. Chaque barre est l’effet d’un élément du modèle sur l’écart attendu, en points.
Figure 5. Pennsylvanie, district 8 : décomposition de la projection du 31 octobre 2026. Chaque barre est l’effet d’un élément du modèle sur l’écart attendu, en points.

Maire de Scranton, Cognetti a sorti la ville de son statut de « détresse financière » ; l’argent penche vers elle, à plus de trois contre un. Les deux sondages les plus récents la placent en tête, mais au 31 octobre, un terme de sondages retire 2,4 points à son avance.

Notre analyse. Le vote ouvrier blanc du nord-est de la Pennsylvanie revient-il vers les démocrates sans Donald Trump ? Les sondages d’octobre le laissent penser. Pourtant, Cognetti n’a jamais été candidate ici, et les 4,0 points d’écart dus au vote local récent viennent des victoires de Cartwright. Une avance républicaine ramenée sous 15 points dans Luzerne, contre 19,2 en 2024, serait à nos yeux un signal fort.

PA-01 : Bob Harvie contre Brian Fitzpatrick

Brian Fitzpatrick garderait le siège selon notre modèle, avec 2,0 points d’avance projetée et 41 % de chances pour Bob Harvie, dans un district gagné par Kamala Harris. Le sortant devance depuis longtemps le candidat républicain à la présidentielle, et cette prime efface à elle seule le climat national. Ancien agent du FBI, il a voté contre le « One Big Beautiful Bill », et Donald Trump ne le soutient pas.

Figure 6. Pennsylvanie, district 1 : sondages publiés et projection de notre modèle (écart entre démocrate et républicain), du 1er août au 31 octobre 2026.
Figure 6. Pennsylvanie, district 1 : sondages publiés et projection de notre modèle (écart entre démocrate et républicain), du 1er août au 31 octobre 2026.

Le dernier sondage, celui de Siena, donne au contraire Harvie en tête, 48 % contre 46 %. Pris isolément, il aurait fait basculer le favori selon notre calcul ; dans la mise à jour du 31 octobre, le terme de sondages retire pourtant 1,6 point d’écart à Harvie.

Notre analyse. Cette prime résistera-t-elle à un climat défavorable à son parti ? Nous pensons que oui, même si le Siena suggère qu’elle s’érode. Le 3 novembre, il faudra suivre Bucks : Harvie gagne s’il y dépasse le score de Harris.

Les pile ou face de l’Est et du Midwest

PA-10. Battue de justesse en 2024, Janelle Stelson retrouve Scott Perry. Avec les sondages Susquehanna et NYT/Siena, la course est redevenue une pile ou face (51 %). Cumberland, seul comté de la région à s’être déplacé vers les démocrates en 2024, donnera le signal.

NY-17. Kamala Harris a gagné le district, mais avec la prime personnelle de Mike Lawler, qui avait fait 6 points de mieux que Trump en 2024, Cait Conley n’est plus favorite : la course est une pile ou face. Tout se joue à Rockland.

IA-03 et IA-01. Donald Trump a gagné le 3e district de l’Iowa, mais l’avantage financier de Sarah Trone Garriott s’ajoute au climat national (70 %). Dans le 1er, Christina Bohannan, qui a frôlé la victoire en 2024, part favorite pour son troisième affrontement avec Mariannette Miller-Meeks (65 %).

WI-03 et MI-07. Rebecca Cooke avait fait 2,4 points de part de mieux que Harris en 2024 ; le modèle la donne favorite face à Derrick Van Orden (64 %). Au Michigan, le seul sondage indépendant d’octobre place William Lawrence nettement en tête face à Tom Barrett ; il ne figure pas dans nos données, et le modèle reste plus prudent (61 %).

12 %

C’étaient les chances de Bobby Pulido dans le 15e district du Texas le 26 octobre, faute du dernier sondage indépendant. Depuis qu’il est entré dans nos données, elles sont de 60 %.

Note, fiche TX-15 ; forecast du Millénaire, mises à jour des 26 et 31 octobre 2026

TX-15 : Bobby Pulido contre Monica De La Cruz

Démocrate en 2016, le district a donné à Trump 18 points d’avance en 2024, et la carte signée par Greg Abbott y a ajouté des comtés plus conservateurs. Bobby Pulido, chanteur de musique tejano lauréat d’un Latin Grammy, se présente en démocrate conservateur sur les questions de société. Les cinq sondages de 2026 le donnent tous en tête, de 2 à 13 points.

Figure 7. Texas, district 15 : sondages publiés et projection de notre modèle (écart entre démocrate et républicain), du 1er août au 31 octobre 2026.
Figure 7. Texas, district 15 : sondages publiés et projection de notre modèle (écart entre démocrate et républicain), du 1er août au 31 octobre 2026.

Sans sondage, la projection structurelle donne De La Cruz en tête d’environ 10 points. Elle saute vers l’égalité dès qu’un sondage favorable à Pulido entre dans la fenêtre de 21 jours, et retombe quand il en sort. Le sondage de Texas Southern University, publié le 21 octobre, le place devant de 7 points, et 57 contre 40 chez les électeurs latinos ; entré dans notre base le 27 octobre, il place désormais Pulido devant de 2,4 points.

Notre analyse. Avec 60 % de chances, le modèle rejoint notre lecture : nous tenons Pulido pour légèrement favori. C’est le type de candidat capable de récupérer une partie du vote de 2024. Hidalgo sera décisif : s’il y retrouve une avance proche de celle de Biden en 2020, il l’emportera.

NY-21 et NC-01 : quand un sondage sort de la fenêtre

NY-21. Dans un district que Donald Trump a gagné de 20,8 points, le modèle donne désormais l’avantage au républicain Anthony Constantino (26 % pour Blake Gendebien). Le sondage Siena, qui portait le démocrate, est sorti de la fenêtre le 28 octobre. Six des huit sondages donnent Constantino devant, y compris ceux du camp de Gendebien. Nous attendons plutôt une victoire républicaine de quelques points.

NC-01. Le district a été redessiné pour que Trump l’ait gagné de 11,6 points. Don Davis n’y est plus favori dans notre modèle (32 %) : sa projection reposait sur deux sondages d’instituts républicains, corrigés en sa faveur, sortis de la fenêtre le 28 et le 30 octobre.

Figure 8. Caroline du Nord, district 1 : sondages publiés et projection de notre modèle (écart entre démocrate et républicain), du 1er août au 31 octobre 2026.
Figure 8. Caroline du Nord, district 1 : sondages publiés et projection de notre modèle (écart entre démocrate et républicain), du 1er août au 31 octobre 2026.

Nous estimons pourtant que Davis dispose d’un léger avantage : tous les sondages de l’automne, sauf celui de co/efficient, le placent en tête, un signal réel dans un district dessiné à 12 points pour Trump. Le soir du scrutin, il faudra regarder la participation dans Edgecombe, Halifax et Hertford.

Les sièges démocrates fragilisés par le redécoupage

Le Texas, la Floride et l’Ohio ont redessiné leur carte pour 2026, chaque fois en visant des sièges démocrates, devenus des districts où Trump l’a emporté de 9 à 11 points en 2024.

OH-09. Marcy Kaptur retrouve Derek Merrin, qu’elle avait battu en 2024, mais la carte a été redessinée contre elle, et le modèle donne un léger avantage au républicain (43 %). Elle devra creuser dans le comté de Lucas une avance supérieure à celle de 2024.

TX-34. Le seul sondage indépendant met Vicente Gonzalez sept points devant Eric Flores, et le modèle lui donne désormais l’avantage (67 %). Le vote latino s’attache à Trump plus qu’au Parti républicain ; le comté de Cameron (Brownsville) donnera la mesure.

FL-25. La carte de Ron DeSantis a poussé Jared Moskowitz vers un nouveau district plus républicain. La course est l’une des plus chères du pays, et le modèle donne un léger avantage à Scott Singer (38 % pour Moskowitz). Nous la tenons pour une vraie pile ou face.

ME-02 et Alaska. Dans le Maine, Paul LePage, ancien gouverneur, est donné favori pour reprendre ce siège ouvert, mais le seul sondage universitaire place Matthew Dunlap en tête ; le scrutin préférentiel tranchera si personne n’atteint 50 %. En Alaska, Nick Begich est nettement favori face à l’indépendant Bill Hill.

Même en perdant tous les districts latinos redessinés du Texas et de la Floride, les démocrates garderaient l’avantage, pourvu que le climat national tienne.
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Chambre des représentants 2026 : district par district

240 pages.

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Thay W., Scull S., Bataille A., « Chambre des représentants 2026 : district par district », Note du Millénaire, 1er novembre 2026, lemillenaire.org.

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Les auteurs

William Thay, Sean Scull et Augustin Bataille

Président du Millénaire ; Spécialiste des États-Unis du Millénaire ; Analyste du Millénaire.

William Thay
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