Le vrai coût d’un mois de mai 2026 explosif

En ce mois de mai 2026, les soirs de victoire du club de football du Paris Saint Germain en Ligue des Champions ont été, encore une fois, émaillés de violences, de destruction de biens publics et privés, de pillages de commerces et d’affrontements avec les forces de l’ordre, à Paris et dans 70 autres villes sur tout le territoire national.  

En dépit du déploiement d’importants dispositifs de sécurité, le chaos s’est déferlé, donnant lieu, en effet, à des scènes de « guérillas urbaines ». Si ces événements rappellent malheureusement les émeutes ayant frappé notre pays, en 2005 et en 2023 et avec une régularité plus qu’inquiétante, lors des fêtes du 14 juillet et de la Saint-Sylvestre, les violences de ce mois de mai ont altéré l’image de la France, qui ne peut masquer ses fractures et sa difficulté à assurer la stabilité de l’ordre républicain. 

Au-delà de l’image renvoyée à l’international, le bilan – provisoire et estimatif – est lourd. Notre institut évalue les coûts directs et indirects des émeutes liées au mois de mai 2026 à hauteur de 104,6 millions d’euros pour l’année 2026 et 2027. S’agissant des coûts directs, ils se composent du dispositif de sécurité et sûreté, des frais de justice et des dégradations directes. S’agissant des coûts indirectes, ils se composent des frais d’assurance anticipés sur la base d’une moyenne observée après les années de pics d’émeutes urbaines, comme le montre le graphique ci-dessous.

Mais derrière ces constats maintes et maintes fois faits, une autre question alimente le débat public : la société doit-elle encore payer les dégradations d’une minorité ? Car les émeutes ou violences émeutières comme le nomme Jérôme Fourquet ne sont l’apanage que d’une partie de la société française. Or, si le pacte républicain veut perdurer, il doit reposer sur un consentement à l’impôt qui est mis en difficulté à partir du moment où l’État ne parvient pas à endiguer un phénomène pourtant de son ressort. 

Figure 1 – Ventilation des dépenses directes et indirectes des émeutes de mai 2026[1]

Ainsi et au-delà des constats, la présente note se propose d’appréhender le coût induit par ces violences pour la société dans son ensemble, tant pour les contribuables que pour les citoyens. 


[1] Source : Auteurs. 

Matthieu Hocque, Directeur Général du think-tank Le Millénaire

Philippe Mocellin, Expert du Millénaire 

William Thay, Président du Millénaire

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Crédit photo : Violences urbaines Nahel Besançon-Planoise 29-06-2023 oufik-de-Planoise 1, de Toufik-de-Planoise, via Wikimedia Commons, sous licence CC BY-SA 4.0.

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