Incendies: quelle stratégie pour reconquérir notre souveraineté environnementale

Note du Millénaire Écologie et développement durable

Produire, prévenir, enraciner : quinze propositions après les feux de 2026

Le méga-feu de Saumos a parcouru 42 000 hectares et contraint plus de 220 000 personnes à évacuer. L’Etat a tenu, mais avec une flotte vieillissante, étrangère et mutualisée. La note propose une loi de programmation, une filière française de bombardiers d’eau et une prévention fondée sur la gestion active de la forêt.

LG
Lilian Guignard, Florian Gérard-MercierAnalyste du Millénaire ; Directeur adjoint des études du Millénaire (contribution)
12 août 2026
37 pages · lecture 15 min
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En bref

Le constat

L’été 2026 dépasse le record de 2022 et révèle une sécurité civile efficace en crise mais dépendante de moyens vieillissants et étrangers.

La cause

Flotte de Canadair âgée, fournisseur unique canadien, solidarité européenne saturée, financement réactif et prévention pensée pour la seule Méditerranée.

La conséquence

La France perd des forêts, des emplois et de la maîtrise sur sa propre protection, alors que le risque gagne le nord et l’ouest du pays.

Principaux constats
0142 000 hasurface parcourue par le méga-feu de Saumos, parti le 22 juillet 2026
02117 000 hasurface brûlée en France à la fin juillet 2026, contre 72 000 ha lors du record de 2022
037 sur 12Canadair opérationnels lors des feux de juillet 2026
0496 %part des départs de feu éteints avant dix hectares en année ordinaire
059 sur 10départs de feu d’origine humaine, plus de la moitié par imprudence
064,4 Md€coût central des quinze propositions sur 2027-2033, soit environ 0,6 Md€ par an

Avant-propos

Certains étés passent et avertissent. L’été 2026 restera comme celui où, sur les franges de la forêt de Gascogne, la France a regardé ses propres limites en face et découvert, sous la fumée du Bassin d’Arcachon, que la protection de la Nation ne se décrète pas, mais se construit.

Le feu est un révélateur. Il ne détruit pas seulement des hectares, des maisons, des saisons. Il met à nu l’état d’un pays, la solidité de sa chaîne de commandement, la vitalité de son industrie, la lucidité de sa politique forestière, et la cohérence de son rapport à la terre. Le méga-feu de Saumos, parti le 22 juillet 2026 d’un chantier de débroussaillage sous une ligne électrique, a parcouru en quelques jours 42 000 hectares et contraint plus de 220 000 personnes à l’évacuation. À lui seul, ce sinistre a brûlé davantage que bien des saisons entières. Additionné aux foyers de Fontainebleau, de la Drôme, des Pyrénées-Orientales, du Var ou de la Corse, il porte le bilan national de l’année au-delà du record de 2022. Le feu, longtemps cantonné au pourtour méditerranéen et aux Landes, remonte désormais vers le nord et l’ouest, faisant basculer toute la géographie du risque.1

L’honnêteté est la première des rigueurs. L’État régalien a plutôt bien fonctionné. Les sapeurs-pompiers, les militaires de la sécurité civile, les forces de l’ordre, les maires et leurs réserves communales tiennent. Nul mort civil n’est à déplorer à Saumos, et la doctrine de l’évacuation préventive a sauvé des vies. Mais derrière la maîtrise de la crise se cache une dépendance. Nos Canadair ont 30 ans, nos avions neufs n’arriveront pas avant 2028, voire 2032 ; notre flotte dépend d’un unique constructeur canadien, et lorsque la sécheresse embrase simultanément l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Italie et la France, la précieuse solidarité européenne, devient une mutualisation de la pénurie. La France tente d’éteindre le feu avec des moyens qui ne sont plus tout à fait les siens.

Pour cesser de subir le déclin dans la parole, il nous faut cesser de le subir dans les moyens. La question n’est plus de savoir si la France sait gérer une catastrophe, mais si elle veut redevenir souveraine face au dérèglement climatique, produire ses propres capacités de sécurité civile, prévenir plutôt que subir, et sortir son écologie de l’idéologie de la pénitence pour en faire une écologie d’un nouvel enracinement des Français dans leurs territoires et leur patrimoine naturel. Car les incendies, sécheresses, inondations et autres catastrophes naturelles montrent bien que ce n’est pas en sanctuarisant la nature qu’on la protège, mais bien en prenant la pleine responsabilité de la modifier et l’entretenir pour garantir sa santé et sa résilience.

Comment la France peut-elle passer d’un État régalien qui excelle dans la gestion de crise, mais demeure structurellement dépendant de moyens vieillissants, étrangers et mutualisés, à une véritable souveraineté environnementale capable de produire ses propres capacités de sécurité civile, de prévenir plutôt que de subir, et d’ancrer son écologie dans la défense enracinée de ses territoires ?

Nous dresserons d’abord le bilan des incendies de 2026, sans complaisance ni catastrophisme (I). Nous exposons ensuite les limites de la doctrine actuelle, européenne comme nationale (II), et proposons enfin une voie de souveraineté environnementale, pour accroître les moyens, desserrer l’étau bureaucratique, recréer une industrie française de la sécurité civile, et refonder la prévention dans une écologie de l’enracinement (III) et non de la sanctuarisation, avant de rassembler nos propositions opérationnelles (IV).

1 Touteleurope.eu, « Feux de forêt : plus de 42 000 hectares déjà brûlés en France en 2026, un record à la mi-juillet » (juillet 2026).

Contribution : Florian Gérard-Mercier, Directeur adjoint des études du Millénaire

Le bilan 2026 : une victoire tactique, un avertissement stratégique

Une saison hors norme. Le 24 juillet 2026, plus de 50 000 hectares avaient déjà brûlé depuis le début de l’année, près du triple de 2025 à la même date. Puis vint Saumos : 42 000 hectares parcourus entre le Sud-Médoc, le Bassin d’Arcachon et les portes de Bordeaux. D’autres foyers ont frappé Fontainebleau, la Drôme, les Pyrénées-Orientales, le massif des Maures et jusqu’au Cap Fréhel. Fin juillet, 117 000 hectares avaient brûlé en France et 435 000 en Europe.

Une forêt cultivée détruite. La forêt landaise est un massif planté sous le Second Empire pour assainir des marécages. Sa destruction est une perte écologique : puits de carbone anéanti, biodiversité atteinte, sols exposés à l’érosion. C’est aussi une blessure patrimoniale. La qualité de l’air s’est dégradée sur tout le département. La note rappelle que neuf départs de feu sur dix sont d’origine humaine. Saumos est parti d’une machine de débroussaillage sous une ligne électrique.

L’Etat régalien a tenu. À Saumos, 2 750 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, 1 440 membres des forces de sécurité intérieure et 18 moyens aériens ont été engagés. Environ 220 000 personnes ont été évacuées dans 24 communes et 121 km de coupures tactiques réalisés. Aucun civil n’est mort à Saumos. La doctrine de l’attaque des feux naissants éteint en temps normal 96 % des départs avant dix hectares. L’auteur prévient qu’une armée qui gagne avec des munitions empruntées n’est pas souveraine.

Une facture économique lourde. En Gironde, le tourisme pèse 7 % du produit intérieur départemental, plus de 40 000 emplois et 3,2 milliards d’euros de retombées directes. Les évacuations et les annulations ont frappé la saison. Selon les élus, près de 14 000 entreprises ont été directement touchées et jusqu’à 40 000 neutralisées. Près de 100 000 salariés seraient concernés par le chômage partiel. La sylviculture landaise, filière du bois, de la pâte à papier et de la gemme, voit sa pérennité menacée.

La limite européenne : une solidarité débordée par la simultanéité

Une solidarité réelle. Le 24 juillet, la France a activé le mécanisme de protection civile de l’Union. Elle a reçu en quelques heures un Canadair croate, des Air Tractor portugais et des hélicoptères lourds tchèques et slovaques. Pour la saison 2026, l’Union avait prépositionné jusqu’à 27 aéronefs et 777 sapeurs-pompiers de 14 pays, financés à 75 % par Bruxelles. En quatre ans, l’Europe du feu est passée de l’improvisation à l’institution.

Des risques devenus corrélés. Toute mutualisation suppose que les risques soient indépendants : tous ne puisent pas dans la réserve au même moment. Or les événements climatiques extrêmes sont corrélés à l’échelle du continent et deviennent plus fréquents. En 2025, l’Union a connu sa pire saison, avec plus d’un million d’hectares brûlés et seize activations du mécanisme. En 2026, l’Espagne a perdu près de 120 000 hectares et l’Italie plus de 36 000. La réserve partagée devient une mutualisation de la pénurie.

Un filet, pas une ossature. En juillet 2025, le sous-dimensionnement de la flotte a déjà obligé le commandement à arbitrer entre l’Aude et les Bouches-du-Rhône. L’Union crée une flotte rescEU permanente et un centre de coordination à Chypre. Pour l’auteur, la coopération est une force quand elle s’ajoute à des moyens propres. Elle devient une faiblesse quand elle s’y substitue. La France ne dépend pas de ses voisins pour sa défense militaire et ne devrait pas en dépendre pour ses forêts.

7 sur 12

Lors de la vague d’incendies de juillet 2026, sept Canadair seulement sur les douze de la flotte française étaient opérationnels.

Note, p. 12 et 15, d’après Le Courrier des Stratèges

La limite nationale : sept fragilités structurelles

Une flotte usée et concentrée. La France exploite 12 Canadair CL-415 livrés il y a plus de 30 ans. En juillet 2026, sept seulement étaient opérationnels. À l’été 2024, aux pics, trois sur douze. Toute la flotte est stationnée à Nîmes-Garons, une base unique exposée à un incident, une tempête ou une grève technique. Quatre DHC-515 sont commandés : deux livrables en 2028 au titre de rescEU, deux en 2032-2033 pour près de 200 millions d’euros. La flotte n’atteindra seize appareils qu’en 2033.

Une dépendance industrielle totale. La France dépend d’un seul constructeur, De Havilland Canada, au carnet de commandes saturé et dont la chaîne a été interrompue des années. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers dénonce cette sujétion. Plusieurs bombardiers d’eau lourds en développement pourraient pourtant être produits en France, par Positive Aviation, Kepplair et Hynaero. Pour l’auteur, dépendre d’un fournisseur unique n’est pas seulement un risque commercial. C’est une abdication stratégique.

Un financement réactif, sans loi. Le programme 161 « Sécurité civile » progresse de 15,7 % en 2026, à 995 millions d’euros. Les pactes capacitaires feux de forêt, dotés de 150 millions après 2022, sont réduits à 22 millions de crédits de paiement en 2026. Le Beauvau de la sécurité civile, présenté le 4 septembre 2025, appelait une loi refondant un modèle vieux de vingt ans. Elle n’a pas vu le jour. La note résume : on budgétise l’émotion, non le risque.

Une prévention calibrée pour hier. Les obligations légales de débroussaillement restent peu respectées et peu contrôlées. La défense des forêts contre l’incendie repose sur un financement morcelé entre l’Etat, les collectivités, l’ONF et le fonds européen FEADER. Ce dispositif a été pensé pour l’arc méditerranéen. Or le feu atteint désormais Fontainebleau, la Drôme et la Bretagne. Ces fragilités s’alimentent entre elles. Pour l’auteur, seule la décision politique peut rompre ce cercle.

Explorer les données

Les feux de 2026 et la réponse proposée

Surface parcourue par les principaux foyers de l’été 2026, en hectares

Saumos (Gironde)42 000 haMassif des Maures (Var)près de 6 675 haPyrénées-Orientales4 900 haDrôme, près de Dieplus de 4 000 haFontainebleauprès de 2 050 ha
Lecture

Lecture : le feu de Saumos a parcouru 42 000 hectares, soit plus de six fois le foyer du massif des Maures.

Note, p. 6, 20, 29 et 33, d’après l’EFFIS, l’IGN et le chiffrage de la note
Une armée qui gagne une bataille avec des munitions empruntées n’est pas une armée souveraine.

Produire : des moyens programmés et une industrie française

Une loi de programmation. L’auteur définit la souveraineté environnementale comme la capacité d’un peuple à se protéger, et à protéger son environnement, par ses propres moyens. Il propose une loi de programmation de la sécurité civile, sur le modèle de la loi de programmation militaire. Sur cinq à sept ans, elle fixerait une cible de 20 à 24 bombardiers d’eau lourds, des tranches annuelles fermes et un plan de renouvellement des moyens des services d’incendie et de secours.

Desserrer l’étau bureaucratique. La note demande d’activer les options du contrat De Havilland, qui prévoit jusqu’à quatorze DHC-515 supplémentaires d’ici 2030, et de louer des appareils pour combler la vallée capacitaire de 2026 à 2032. Elle veut rompre avec la base unique en créant des bases avancées dans le Sud-Ouest puis dans le Nord. Elle demande enfin d’alléger la commande publique. Pour l’auteur, chaque mois de procédure se paie en hectares.

Une filière française du bombardier d’eau. Hynaero développe le F-100 Frégate, amphibie de 10 000 litres, et a levé 117 millions d’euros. Kepplair propose un appareil dérivé de l’ATR 72, soutenu par France 2030. Positive Aviation, basée à Toulouse, fabrique le FF 72 S. Selon la note, un appareil français coûterait 35 à 40 millions d’euros, environ deux fois moins qu’un DHC-515. L’Etat doit en devenir le premier client par une commande ferme et pluriannuelle.

Vendre plutôt qu’acheter. L’enjeu dépasse la sécurité civile. Une industrie française du bombardier d’eau apporterait de l’emploi qualifié, de la recherche et un marché d’exportation. L’Europe du Sud et le Maghreb cherchent des appareils alors que l’unique chaîne mondiale est saturée. Le Maroc est déjà le premier opérateur africain de Canadair. La France pourrait proposer ses avions à la flotte rescEU elle-même et transformer une dépendance en influence.

Prévenir et enraciner : une écologie de la gestion active

La bataille se gagne en amont. Puisque 96 % des départs sont éteints avant dix hectares, la prévention et la détection précoce sont décisives. La note propose un fonds national de prévention étendant à tout le territoire exposé la logique du Conservatoire de la forêt méditerranéenne. Elle veut donner aux préfets et aux communes les moyens de contrôler les obligations de débroussaillement, d’accompagner les propriétaires et de sanctionner.

Le droit contre la prévention. Le 6 février 2026, le Conseil d’Etat, saisi par la LPO, l’ASPAS et l’association Canopée, a censuré les dispositions qui présumaient le débroussaillement compatible avec la protection des espèces. Une dérogation « espèces protégées » est désormais exigée dès qu’existe un « risque suffisamment caractérisé ». Pour l’auteur, le juge a rétabli l’obstacle que la loi du 10 juillet 2023 avait levé. La friche que l’on n’ose plus couper devient le combustible qui détruira l’habitat.

Trop de forêt là où manque l’eau. La forêt métropolitaine couvrait environ 10 millions d’hectares en 1908, soit 19 % du territoire. Elle en couvre 17,6 millions aujourd’hui, près d’un tiers du pays. Elle gagnait 50 000 hectares par an au siècle dernier, contre 90 000 sur les dix dernières années. Cette expansion vient surtout de la déprise agricole et se concentre là où le feu prospère, du pourtour méditerranéen à la façade atlantique. La crise forestière rejoint la crise agricole.

Une écologie de l’enracinement. La note plaide pour une gestion active : sylviculture préventive, coupures de combustible, mosaïque paysagère, pastoralisme et brûlages dirigés. Dans le Lot, un programme mené avec le Parc naturel régional des Causses du Quercy a rouvert par le pâturage une quinzaine d’associations foncières pastorales. L’auteur oppose cette écologie de la présence à la sanctuarisation. Pour lui, une forêt sans hommes n’est pas un sanctuaire mais une poudrière.

Un chiffrage de 4,4 milliards. La note chiffre ses quinze propositions sur 2027-2033. La valeur centrale atteint environ 4,4 milliards d’euros, soit près de 0,6 milliard par an. L’investissement aérien en représente près de 40 % et le socle de prévention le tiers. Les quatre DHC-515 déjà commandés et le rééquilibrage du financement des services d’incendie et de secours sont hors périmètre. L’auteur présente ces montants comme des ordres de grandeur, non comme des devis.

Nos propositions

Proposition 1. Adopter une loi de programmation de la sécurité civile. Sanctuariser sur 2027-2033 une trajectoire budgétaire pluriannuelle, à l’image de la loi de programmation militaire.

Proposition 2. Fixer une cible de 20 à 24 bombardiers d’eau lourds. Atteindre cette flotte, par écopage et par remplissage au sol, à l’horizon 2032, avec des tranches annuelles fermes et opposables.

Proposition 3. Réformer le financement de la sécurité civile. Revoir la fraction de TSCA et la dotation des services d’incendie et de secours pour leur donner des ressources prévisibles.

Proposition 4. Activer les options d’achat et louer des appareils. Recourir dans l’intervalle à la location de DHC-515 pour éviter toute rupture capacitaire d’ici 2028.

Proposition 5. Mettre fin à la base aérienne unique. Créer des bases avancées dans le Sud-Ouest et dans le Nord, au plus près des massifs désormais exposés.

Proposition 6. Renforcer les colonnes de renfort et le volontariat. Étoffer les colonnes et la réserve mobilisables sur tout le territoire et consolider le volontariat, colonne vertébrale du modèle.

Proposition 7. Passer une commande ferme à la filière française. Commander de façon pluriannuelle à Hynaero, Kepplair et Positive Aviation pour lancer leur montée en cadence.

Proposition 8. Accélérer les bombardiers d’eau français via France 2030. Flécher la recherche et le développement vers la sécurité civile et l’adaptation climatique.

Proposition 9. Structurer une offre française à l’export. Cibler l’Europe du Sud et le Maghreb et proposer nos appareils à la flotte permanente rescEU.

Proposition 10. Créer un fonds national de prévention des incendies. Étendre la défense des forêts contre l’incendie à tout le territoire exposé, au-delà de l’arc méditerranéen.

Proposition 11. Rendre effectives les obligations de débroussaillement. Donner aux préfets et aux communes les moyens du contrôle et de l’accompagnement, avec des sanctions effectives.

Proposition 12. Relancer la gestion active de la forêt. Sylviculture préventive, coupures de combustible, pastoralisme, brûlages dirigés et renforcement des effectifs de l’ONF.

Proposition 13. Lancer une grande campagne civique de prévention. Neuf feux sur dix étant d’origine humaine, l’intégrer aussi aux programmes scolaires des territoires à risque.

Proposition 14. Instituer une délégation interministérielle à la résilience climatique. Articuler sécurité civile, forêt, eau et aménagement, dans l’esprit d’un Commissariat au Plan de l’adaptation.

Proposition 15. Inscrire la souveraineté environnementale dans la revue stratégique. La placer parmi les priorités nationales, au même titre que les souverainetés énergétique, alimentaire et industrielle.

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Incendies: quelle stratégie pour reconquérir notre souveraineté environnementale

37 pages.

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Guignard L., Gérard-Mercier F., « Incendies: quelle stratégie pour reconquérir notre souveraineté environnementale », Note du Millénaire, 12 août 2026, lemillenaire.org.

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L’auteur

Lilian Guignard et Florian Gérard-Mercier

Analyste du Millénaire ; Directeur adjoint des études du Millénaire (contribution).

Lilian Guignard   Florian Gérard-Mercier
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