Forecast - Élections régionales allemandes 2026 en Saxe-Anhalt

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L'AfD favorite pour terminer en tête du scrutin, mais un gouvernement minoritaire mené par Sven Schulze (CDU) reste probable
Le Millénaire · Modèle v1 · 1er septembre 2026 · 20 000 simulations · scrutin du 6 septembre · horizon J-5
Chances d'entrer au Landtag
Ulrich Siegmund
AfD (Extrême-droite)
Ulrich Siegmund
> 99 %
au Landtag
39,3 %
33,4 à 44,8
39
sièges · 36-43
98,2 %
en tête
Sven Schulze
CDU (Droite)
Sven Schulze
> 99 %
au Landtag
24,4 %
19,1 à 30,1
24
sièges · 19-31
1,8 %
en tête
Eva von Angern
Die Linke (Gauche radicale)
Eva von Angern
99,9 %
au Landtag
13,2 %
10,0 à 16,7
13
sièges · 10-17
< 1 %
en tête
Armin Willingmann
SPD (Gauche modérée)
Armin Willingmann
98,9 %
au Landtag
7,9 %
6,0 à 10,1
8
sièges · 6-11
< 1 %
en tête
Susan Sziborra-Seidlitz
Grünen (Les Écologistes)
Susan Sziborra-Seidlitz
37,0 %
au Landtag
4,8 %
3,7 à 6,1
0
sièges · 0-6
< 1 %
en tête
n.d.
BSW (Gauche populiste)
Thomas Schulze
3,5 %
au Landtag
3,8 %
2,9 à 4,8
0
sièges · 0-0
< 1 %
en tête
Lydia Hüskens
FDP (Libéraux)
Lydia Hüskens
2,8 %
au Landtag
2,6 %
1,5 à 4,4
0
sièges · 0-0
< 1 %
en tête
87
sièges · 83 à 99
44
seuil de majorité
87 %
aucune majorité absolue
41
mandats directs

Le scrutin

Score estimé par parti. Barre pleine : valeur centrale. Zone grise : intervalle de crédibilité à 90 %. Trait rouge : la barre des 5 %.
AfD
39,3 %33,4 à 44,8
CDU
24,4 %19,1 à 30,1
Die Linke
13,2 %10,0 à 16,7
SPD
7,9 %6,0 à 10,1
Grünen
4,8 %3,7 à 6,1
BSW
3,8 %2,9 à 4,8
FDP
2,6 %1,5 à 4,4

Valeurs issues du moteur, prior par blocs, lambda 0,20. Vérifiées par exécution réelle et reproductibles au bit près.

Les règles électorales

Le scrutin allemand est mixte. Chaque électeur dispose de deux voix, et ce sont les secondes qui décident presque tout.

Deux voix, deux rôles

L'électeur de Saxe-Anhalt vote deux fois le même jour. La première voix, Erststimme, désigne un candidat dans sa circonscription : il y en a 41, et chacune envoie au Landtag celui qui arrive en tête, à la majorité relative et en un seul tour. La seconde voix, Zweitstimme, va à une liste de parti à l'échelle du Land.

Les deux voix n'ont pas le même poids. C'est la seconde qui fixe la répartition d'ensemble : le nombre total de sièges revenant à chaque parti est calculé à partir d'elle seule, à la proportionnelle. Les mandats directs gagnés à la première voix viennent en déduction de ce total. Un parti qui remporte dix circonscriptions et a droit à trente sièges au total en recevra vingt de sa liste. C'est pourquoi un modèle qui prédirait bien les circonscriptions mais mal la seconde voix se tromperait sur l'essentiel.

Le seuil des 5 %

Un parti qui n'atteint pas 5 % des secondes voix n'obtient aucun siège de liste, quel que soit son score. Ses voix ne disparaissent pas pour autant : elles sortent du calcul, et la répartition se fait entre les seuls partis qualifiés, ce qui gonfle mécaniquement la part de chacun d'eux. C'est la raison pour laquelle le sujet de ce scrutin n'est pas le vainqueur mais la barre des 5 %, et pourquoi un parti donné à 4,8 % déplace des dizaines de sièges selon qu'il la franchit ou non.

La Saxe-Anhalt n'a pas de clause de mandat direct. À Berlin, en revanche, un seul mandat direct remporté lève le seuil et ouvre l'accès à la répartition proportionnelle : la même règle nationale connaît des variantes d'un Land à l'autre.

Pourquoi le Parlement n'a pas une taille fixe

Le Landtag compte 83 sièges de base. Il en compte presque toujours davantage, et c'est le point le moins intuitif du système.

Quand un parti remporte plus de circonscriptions que son droit proportionnel ne lui en accorde, il conserve le surplus : ce sont les mandats excédentaires, Überhangmandate. Pour rétablir l'équilibre, la loi attribue alors aux autres partis des mandats compensatoires, Ausgleichsmandate, jusqu'à ce que la proportionnalité d'ensemble soit restaurée. Le Parlement grossit donc à mesure qu'un parti domine les circonscriptions sans dominer les secondes voix.

C'est exactement la situation prévue ici : l'AfD est donnée gagnante dans 39 des 41 circonscriptions avec 39 % des secondes voix. Le Landtag passe de 83 sièges à 87 en médiane, et jusqu'à 99 dans un cas sur vingt. Le seuil de majorité absolue monte avec lui, de 42 à 44 sièges. La répartition suit la méthode Hare-Niemeyer, dite des plus forts restes.

Élire le Ministre-président

Le Landtag élit ensuite le chef du gouvernement. L'article 65 de la Verfassung du Land prévoit deux tours à la majorité absolue des membres, puis, si aucun candidat n'y parvient, une fenêtre de quatorze jours pendant laquelle l'assemblée peut voter sa propre dissolution. Si elle ne le fait pas, un troisième tour a lieu où la majorité des seuls suffrages exprimés suffit : l'abstention est retirée du décompte.

Cette règle est décisive dans un Parlement sans majorité. Elle permet d'élire un Ministre-président qu'une partie de l'assemblée refuse de soutenir, à condition qu'elle s'abstienne plutôt que de voter contre. Les deux autres Länder qui votent le 20 septembre ont chacun leur propre variante : le Mecklembourg pratique des tours illimités sur quatre semaines avant d'en arriver là, Berlin n'associe aucune procédure de dissolution à l'échec.

Projection en sièges

Mandats directs remportés dans les 41 circonscriptions, et sièges obtenus au scrutin de liste. Teinte pleine : direct. Teinte pâle : liste.
DirectListeTotal90 %
AfD
38.60.63936-43
CDU
1.323.32419-31
Die Linke
0.912.41310-17
SPD
0.07.986-11
Grünen
0.11.900-6
BSW
0.00.200-0
FDP
0.00.200-0

L'AfD remporte 39 des 41 mandats directs mais moins d'un siège de liste. C'est le mécanisme des mandats excédentaires : avec 39,3 % des voix elle aurait droit à environ 34 sièges dans un Landtag de 87, or elle en gagne 39 directement. Ces cinq sièges de trop lui restent acquis, et la loi compense les autres partis pour rétablir la proportionnalité, ce qui gonfle le Landtag de 83 sièges de base à 87 en médiane, et jusqu'à 99 dans un cas sur vingt. À l'inverse, la CDU tire 23 de ses 24 sièges du scrutin de liste, et la Linke 12 sur 13.

Les Grünen n'ont de sièges que dans les 37 % de tirages où ils franchissent les 5 % : cinq sièges quand ils entrent, zéro sinon. Colonnes Direct et Liste en moyenne sur 20 000 tirages, Total en médiane.

Qui peut gouverner

Sur 20 000 simulations. Seuil de majorité moyen : 44,3 sièges. L'AfD arrive strictement en tête dans 97,9 % des tirages.
Aucune majorité absolue, gouvernement minoritairele résultat le plus probable87,1 %

Dans neuf tirages sur dix, aucune combinaison à la fois majoritaire et politiquement praticable n'existe. Ce n'est pas une impasse : c'est un gouvernement minoritaire, tributaire de majorités variables au Landtag.

Deux Länder voisins fonctionnent déjà ainsi. Michael Kretschmer (CDU) dirige en Saxe un gouvernement minoritaire dont la coalition réunit ponctuellement des majorités avec les voix de Die Linke. En Thuringe, la coalition de Mario Voigt n'a pas non plus de majorité propre au Landtag. Interrogé au ZDF-Morgenmagazin le 1er septembre sur la Saxe-Anhalt, Kretschmer a redit qu'un gouvernement avec Die Linke était pour lui exclu, les divergences de fond étant trop grandes. Sa propre pratique montre pourtant la distinction : exclure Die Linke du gouvernement n'empêche pas de réunir des majorités avec ses voix au Parlement. Comme en Saxe, il est possible que Sven Schulze coopère avec Die Linke pour avoir des majorités de projet. Toutefois, une partie de la CDU de Saxe-Anhalt pourrait préférer des majorités changeantes incluant l'AfD, ce qui éloignerait Die Linke.

Majorité absolue de l'AfD seule2 077 tirages, 39,3 sièges pour 44,3 requis10,4 %

Pourquoi 39 % de voix ne font pas une majorité. Les sièges ne se répartissent qu'entre les partis qui franchissent les 5 %. Les voix des autres, et celles du poste résiduel, sont écartées du calcul. Ce qui compte pour l'AfD n'est donc pas son score dans le Land, mais sa part parmi les voix qui comptent.

Aujourd'hui, l'AfD est donnée à 39,3 % et l'ensemble des partis qualifiés à environ 88,6 %. Sa part utile est donc de 44,3 %, et il lui faut dépasser 50 % de ce total pour avoir la majorité des sièges. Il lui manque environ cinq points de score.

Partis au Landtag Seuil proportionnel Seuil réel Écart au central
Quatre : AfD, CDU, Linke, SPD42,8 %50,0 %+10,7 pts
Cinq, avec les Grünen45,3 %47,5 %+8,3 pts
Cinq, avec le BSW44,8 %49,2 %+9,9 pts
Six, Grünen et BSW47,1 %45,2 %+5,9 pts

Colonne « proportionnel » : le score qu'il faudrait à l'AfD si les sièges se répartissaient à la stricte proportionnelle entre les seuls partis qualifiés. Colonne « réel » : le score mesuré par le moteur, mandats directs et compensation compris. L'écart entre les deux, jusqu'à sept points dans un Landtag à quatre partis, est le coût de la compensation : plus l'AfD accumule de mandats excédentaires, plus la loi gonfle le Parlement en faveur des autres, et plus la barre s'éloigne. Réserve : la ligne à six partis suppose les Grünen à 4,98 %, donc sous le seuil qu'elle postule ; L4 la signale lui-même comme incohérente, elle est donnée pour mémoire.

Deux effets déplacent ce seuil, en sens contraire. Plus il y a de partis recalés, plus il y a de voix écartées, donc plus la part utile de l'AfD monte à score égal : un Landtag à quatre partis lui est arithmétiquement plus favorable qu'un Landtag à six. Mais elle remporte aussi 39 des 41 mandats directs, bien au-delà de son droit proportionnel. Ces mandats excédentaires lui restent acquis, la loi compense les autres partis pour rétablir la proportionnalité, et le Parlement gonfle : de 83 sièges de base à 87 en médiane, jusqu'à 99 dans un cas sur vingt. Le seuil de majorité monte avec lui, de 42 à 44 sièges en moyenne.

C'est cette double mécanique qui explique qu'un parti à près de 40 % des voix, arrivé en tête dans 98 % des simulations et raflant la quasi-totalité des circonscriptions, n'obtienne la majorité absolue qu'une fois sur dix.

AfD + BSW207 tirages1,0 %

Bornée par la probabilité que le BSW entre au Landtag, 3,5 %. Sans siège, pas de coalition.

CDU + SPD115 tirages, 32,5 sièges0,6 %
CDU + SPD + Grünen102 tirages, 34,6 sièges0,5 %

Suppose deux conditions simultanées : que les Grünen franchissent les 5 %, ce qui arrive dans 37 % des tirages, et que les trois partis soient majoritaires, ce qui n'arrive presque jamais.

Qui forme le gouvernement n'est pas un résultat du modèle. L'AfD arrive strictement en tête dans 97,9 % des tirages, mais aucune combinaison praticable ne la contient hors elle-même et AfD + BSW. Le critère du formateur ne discrimine donc pas, et la règle de sélection retombe sur la taille et le surplus parmi les combinaisons CDU, SPD, Linke et Grünen. Désigner la CDU comme formateur d'un gouvernement minoritaire est une lecture politique, comme en Thuringe, pas une sortie du calcul.

Sans majorité, quels scénarios possibles au troisième tour

C'est le cas de figure le plus probable du modèle : dans 87 % des tirages, aucune coalition majoritaire et praticable n'existe. La question devient alors celle de l'investiture. L'article 65 alinéa 2 de la Verfassung du Land prévoit qu'au troisième tour, la majorité des seuls suffrages exprimés suffit à élire le Ministre-président : l'abstention est retirée du décompte.

Les barres montrent le vote lui-même dans un Landtag de 87 sièges, la taille médiane du modèle : AfD 39, CDU 27, Die Linke 13, SPD 8. Vert, les voix pour. Rouge, les voix contre. Gris, les abstentions. Le trait bleu marque la majorité des exprimés. Les scénarios sont classés du plus au moins plausible, sans chiffre associé : l'issue dépend de comportements de vote que le modèle ne mesure pas.
1. Sven Schulze (CDU) élu avec les voix de Die LinkeDie Linke vote pour sans entrer au gouvernement
48
39
pour 48 : CDU, SPD, Die Linke · contre 39 : AfD · élu

C'est le scénario le plus ouvert et le mieux documenté.

Pourquoi Die Linke voterait pour sans participer. Trois raisons se cumulent. Le barrage d'abord : elle a emprunté ce chemin dans d'autres Länder pour empêcher l'AfD d'accéder à la présidence, et s'est dite prête à défendre la démocratie avec la CDU le 13 août en Wahlarena MDR. La contrainte ensuite : Schulze a exclu des ministres Linke, pas un accord parlementaire, donc entrer au gouvernement lui est de toute façon fermé. Son intérêt propre enfin : à 13 sièges dans un Land qu'elle a failli quitter en 2023, elle a plus à gagner en restant l'opposition de gauche qu'en co-signant l'austérité d'un gouvernement CDU. Voter l'investiture sans entrer au cabinet lui permet de bloquer l'AfD sans porter le bilan.

2. Ulrich Siegmund (AfD) élugouvernement minoritaire AfD, par trois chemins distincts
39
21
27
pour 39 : AfD · contre 21 : SPD, Die Linke · abstention 27 : CDU · élu
39
35
13
pour 39 : AfD · contre 35 : CDU, SPD · abstention 13 : Die Linke · élu
39
29
19
pour 39 : AfD · contre 29 : CDU, SPD · abstention 19 : Die Linke, BSW · élu

Arithmétiquement ouvert dans la quasi-totalité des configurations, et c'est le point le plus contre-intuitif du modèle. Le SPD, Die Linke, les Grünen et le FDP ont tous exclu l'AfD par déclaration sourcée, mais leurs voix réunies ne suffisent pas à la bloquer dès qu'un groupe important sort du vote.

La CDU s'abstient. Les suffrages exprimés tombent à 60, l'AfD en a 39, elle passe largement. C'est le chemin le plus direct, et celui que la CDU s'est engagée à ne pas emprunter.

Die Linke s'abstient. C'est le chemin que personne ne voit venir. Si Die Linke sort du vote et que la CDU vote contre, les exprimés sont l'AfD à 39 contre CDU + SPD à 35 : l'AfD l'emporte. Une abstention de Die Linke destinée à ne pas soutenir la CDU installe donc mécaniquement l'AfD. C'est la symétrie exacte du scénario 1, et c'est ce qui rend son choix décisif.

Le BSW entre au Landtag et sort du vote. Le cas est marginal, le BSW n'entrant que dans une petite minorité de tirages, mais il est le pivot le moins documenté : sa seule déclaration porte sur un refus d'élire Sven Schulze, rien sur un candidat AfD. S'il s'abstient aux côtés de Die Linke, il retire six voix de plus du décompte et l'écart se creuse encore.

3. Sven Schulze (CDU) élu par une coalition anti-AfD majoritairesans passer par le troisième tour
48
39
pour 48 : CDU, SPD, Die Linke · contre 39 : AfD · élu

Le seul cas où l'investiture ne se joue pas au troisième tour, parce qu'une majorité absolue existe. Deux combinaisons seulement.

CDU + SPD + Die Linke est arithmétiquement majoritaire dans la grande majorité des tirages, avec 48 sièges pour 44 requis. Mais elle suppose une participation de Die Linke au gouvernement, que Schulze a explicitement exclue en refusant tout ministre Linke. Elle est donc arithmétiquement large et politiquement fermée, ce qui est exactement pourquoi le scénario 1 existe : la même arithmétique, sans les ministres.

CDU + SPD + Grünen ne dépasse presque jamais la majorité, et suppose en plus que les Grünen franchissent les 5 %, ce qui n'arrive que dans un tirage sur trois. C'était la coalition de reconduction naturelle : elle est hors de portée.

Les autres combinaisons sont marginales. Une investiture de la CDU seule, sans le SPD, dépend entièrement du comportement des petits partis et n'a d'intérêt que si le SPD refuse de gouverner. AfD + BSW comme coalition majoritaire reste anecdotique, bornée par la probabilité que le BSW entre au Landtag.

Pourquoi aucun chiffre n'est affiché ici. Chaque scénario est arithmétiquement accessible sous une hypothèse de vote différente, et ces hypothèses ne sont pas comparables entre elles. Leur mettre un pourcentage côte à côte suggérerait un classement qui n'existe pas. Ce qui décide est un comportement politique, et il ne se modélise pas. Le classement ci-dessus est un jugement de plausibilité.

La lecture d'ensemble tient en une phrase. Tout dépend de Die Linke. Si elle vote pour, Schulze est élu. Si elle s'abstient, c'est Siegmund. Un parti à 13 sièges décide qui préside un Land où l'AfD en a 39.

Projection par circonscription

Les 41 circonscriptions de Saxe-Anhalt. Trois vues : le résultat réel de 2021, la projection 2026, et la certitude du modèle.
2021réel
2026projection
Incertitudeproba du favori
Circ. 01, AfD favori a 94.5 %Circ. 02, AfD favori a 97.7 %Circ. 03, AfD favori a 99.7 %Circ. 04, AfD favori a 99.6 %Circ. 05, AfD favori a 99.8 %Circ. 06, AfD favori a 97.5 %Circ. 07, AfD favori a 99.2 %Circ. 08, AfD favori a 96.5 %Circ. 09, AfD favori a 99.6 %Circ. 10, AfD favori a 99.4 %Circ. 11, AfD favori a 70.2 %Circ. 12, AfD favori a 96.1 %Circ. 13, AfD favori a 97.2 %Circ. 14, AfD favori a 97.1 %Circ. 15, AfD favori a 98.7 %Circ. 16, AfD favori a 96.7 %Circ. 17, AfD favori a 99.1 %Circ. 18, AfD favori a 99.4 %Circ. 19, AfD favori a 99.8 %Circ. 20, AfD favori a 99.3 %Circ. 21, AfD favori a 99.6 %Circ. 22, AfD favori a 99.4 %Circ. 23, AfD favori a 99.2 %Circ. 24, CDU favori a 56.9 %Circ. 25, AfD favori a 99.3 %Circ. 26, AfD favori a 96.6 %Circ. 27, AfD favori a 99.1 %Circ. 28, AfD favori a 99.7 %Circ. 29, AfD favori a 99.5 %Circ. 30, AfD favori a 99.8 %Circ. 31, AfD favori a 99.7 %Circ. 32, AfD favori a 99.7 %Circ. 33, AfD favori a 99.5 %Circ. 34, AfD favori a 99.6 %Circ. 35, AfD favori a 99.7 %Circ. 36, AfD favori a 90.4 %Circ. 37, LINKE favori a 73.3 %Circ. 38, AfD favori a 97.8 %Circ. 39, AfD favori a 99.7 %Circ. 40, AfD favori a 98.3 %Circ. 41, AfD favori a 99.9 %
CDU
AfD
SPD
LINKE
GRUENE
FW
Vue incertitude : la teinte suit la probabilité du favori. Pleine à 100 %, presque blanche autour de 50 %. Trois circonscriptions seulement sont sous 90 % : la 11, la 24 et la 37.
2021%SecondÉcart2026Prob.
01CDU36.4AfD 17.718.7AfD94.5 %
02CDU36.3AfD 19.816.5AfD97.7 %
03CDU26.7FW 25.01.6AfD99.7 %
04CDU29.7AfD 22.37.4AfD99.6 %
05CDU31.3AfD 26.64.6AfD99.8 %
06CDU38.5AfD 20.617.9AfD97.5 %
07CDU37.0AfD 23.613.4AfD99.2 %
08CDU40.4AfD 20.619.8AfD96.5 %
09CDU32.8AfD 24.58.2AfD99.6 %
10CDU29.2AfD 19.99.3AfD99.4 %
11CDU28.1GRUENE 15.912.2AfD70.2 %
12CDU32.6AfD 16.516.2AfD96.1 %
13CDU33.2AfD 17.515.7AfD97.2 %
14CDU30.4LINKE 22.38.1AfD97.1 %
15CDU33.6AfD 20.213.4AfD98.7 %
16CDU30.4SPD 24.46.0AfD96.7 %
17CDU33.5AfD 20.912.6AfD99.1 %
18CDU33.8AfD 22.711.1AfD99.4 %
19CDU32.7AfD 28.74.0AfD99.8 %
20CDU34.5AfD 22.612.0AfD99.3 %
21CDU34.7AfD 24.89.9AfD99.6 %
22CDU37.4AfD 25.112.3AfD99.4 %
23CDU36.5AfD 23.113.4AfD99.2 %
24CDU53.9AfD 18.235.7CDU56.9 %
25CDU39.2AfD 25.713.5AfD99.3 %
26CDU37.1AfD 19.118.0AfD96.6 %
27CDU35.6AfD 22.313.3AfD99.1 %
28CDU35.3AfD 26.78.6AfD99.7 %
29CDU35.2AfD 24.610.6AfD99.5 %
30CDU32.3AfD 28.63.7AfD99.8 %
31CDU35.0AfD 26.98.1AfD99.7 %
32CDU34.9AfD 28.56.4AfD99.7 %
33CDU41.2AfD 28.912.3AfD99.5 %
34CDU34.7AfD 24.710.0AfD99.6 %
35CDU31.4AfD 24.27.2AfD99.7 %
36CDU27.0SPD 15.811.2AfD90.4 %
37CDU23.0GRUENE 21.21.8LINKE73.3 %
38CDU38.5AfD 21.117.4AfD97.8 %
39CDU27.7AfD 24.92.8AfD99.7 %
40CDU42.1AfD 24.018.1AfD98.3 %
41AfD27.1CDU 26.11.0AfD99.9 %

En 2021 la CDU remportait 40 circonscriptions sur 41, l'AfD une seule, la 41, avec 27,1 % contre 26,1 %. Le modèle donne aujourd'hui l'AfD favorite dans 39 circonscriptions sur 41 : il ne reste que la 24, bastion CDU à 56,9 %, et la 37, seule circonscription où Die Linke passe devant, à 73,3 %. Trois circonscriptions seulement ont un favori sous 90 % de probabilité : la 11, la 24 et la 37.

Réserve de méthode : le tracé employé est celui de 2021 ; une modification du Wahlgesetz du 7 février 2025 n'a pas pu être vérifiée.

Depuis le scrutin de 2021

Moyenne mobile des sondages publiés, du lendemain du scrutin de 2021 à celui du 6 septembre 2026. Losanges à gauche : le résultat de 2021.
0 %10 %20 %30 %40 %seuil des 5 %juiloctjanv 22avrjuiloctjanv 23avrjuiloctjanv 24avrjuiloctjanv 25avrjuiloctjanv 26avrjuilscrutin 20216 sept.AfD 41.3CDU 23.4Die Linke 12.8SPD 6.8Grünen 4.7BSW 4.2FDP 3.2

L'AfD part de 20,8 % au scrutin de 2021 et arrive à 41,3 % : elle double. La CDU fait le trajet inverse, de 37,1 % à 23,4 %, et les deux courbes se croisent au printemps 2025. Die Linke, donnée pour morte en 2023 sous les 6 %, remonte à 12,8 %. Le BSW apparaît en 2024, culmine à 15 % à l'automne, puis redescend sous le seuil.

L'année du scrutin

Chaque point est un sondage publié depuis janvier 2026. La courbe est la moyenne mobile, pondérée par la récence.
0 %10 %20 %30 %40 %seuil des 5 %janv 26févrmarsavrmaijuinjuilaoûtsept6 sept.2026-08-27 CDU 23.0 %2026-08-27 AfD 40.0 %2026-08-27 SPD 9.0 %2026-08-27 Die Linke 13.0 %2026-08-27 Grünen 6.0 %2026-08-27 FDP 3.0 %2026-08-27 BSW 3.0 %2026-08-25 CDU 22.0 %2026-08-25 AfD 42.0 %2026-08-25 SPD 8.0 %2026-08-25 Die Linke 11.0 %2026-08-25 Grünen 6.0 %2026-08-25 FDP 3.0 %2026-08-25 BSW 4.0 %2026-08-08 CDU 23.0 %2026-08-08 AfD 43.0 %2026-08-08 SPD 7.0 %2026-08-08 Die Linke 13.0 %2026-08-08 Grünen 5.0 %2026-08-08 FDP 2.0 %2026-08-08 BSW 4.0 %2026-08-06 CDU 22.0 %2026-08-06 AfD 42.0 %2026-08-06 SPD 6.0 %2026-08-06 Die Linke 13.0 %2026-08-06 Grünen 4.0 %2026-08-06 FDP 4.0 %2026-08-06 BSW 5.0 %2026-07-28 CDU 24.0 %2026-07-28 AfD 41.0 %2026-07-28 SPD 7.0 %2026-07-28 Die Linke 13.0 %2026-07-28 Grünen 5.0 %2026-07-28 BSW 4.0 %2026-07-21 CDU 24.0 %2026-07-21 AfD 41.0 %2026-07-21 SPD 5.0 %2026-07-21 Die Linke 14.0 %2026-07-21 Grünen 4.0 %2026-07-21 FDP 4.0 %2026-07-21 BSW 4.0 %2026-06-30 CDU 23.0 %2026-06-30 AfD 41.0 %2026-06-30 SPD 6.0 %2026-06-30 Die Linke 13.0 %2026-06-30 Grünen 4.0 %2026-06-30 FDP 4.0 %2026-06-30 BSW 5.0 %2026-05-12 CDU 24.0 %2026-05-12 AfD 42.0 %2026-05-12 SPD 6.0 %2026-05-12 Die Linke 13.0 %2026-05-12 Grünen 4.0 %2026-05-12 FDP 3.0 %2026-05-12 BSW 4.0 %2026-05-05 CDU 26.0 %2026-05-05 AfD 41.0 %2026-05-05 SPD 7.0 %2026-05-05 Die Linke 12.0 %2026-05-05 Grünen 4.0 %2026-05-05 BSW 4.0 %2026-03-24 CDU 25.0 %2026-03-24 AfD 38.0 %2026-03-24 SPD 6.0 %2026-03-24 Die Linke 13.0 %2026-03-24 Grünen 4.0 %2026-03-24 FDP 3.0 %2026-03-24 BSW 5.0 %2026-01-27 CDU 26.0 %2026-01-27 AfD 39.0 %2026-01-27 SPD 8.0 %2026-01-27 Die Linke 11.0 %2026-01-27 Grünen 3.0 %2026-01-27 FDP 2.0 %2026-01-27 BSW 6.0 %AfD 41.5CDU 23.0Die Linke 12.8SPD 7.0Grünen 5.0BSW 4.1FDP 3.2

Le lissage est un noyau gaussien appliqué directement aux sondages publiés, sans passer par l'agrégat du moteur : c'est ce qui donne une courbe continue là où l'agrégat s'interrompait. 154 observations issues de 23 vagues, de février 2022 à août 2026.

À ne pas confondre avec le tableau du scrutin. Cette courbe ne porte ni la correction de biais par institut, ni le prior par blocs, ni la pondération par taille d'échantillon et fiabilité. Elle décrit ce que les instituts publient ; le tableau décrit ce que le modèle en conclut. L'écart se voit sur le BSW, 4,2 % en moyenne brute contre 3,8 % de valeur centrale. La vague Wahlkreisprognose du 27 août est retirée : elle republie les chiffres de la Forschungsgruppe Wahlen du même jour.

Les probabilités au fil du temps

Probabilité de franchir les 5 %, par parti, depuis janvier 2026. Trait rouge : une chance sur deux.
0 %25 %50 %75 %100 %une chance sur deuxjanvfévrmarsavrmaijuinjuilaoûtsept6 sept.Die Linke 100CDU 100AfD 100SPD 99Grünen 43FDP 4BSW 3

Au 1er septembre : Die Linke 100 % · CDU 100 % · AfD 100 % · SPD 99 % · Grünen 43 % · FDP 4 % · BSW 3 %

Comment elle est construite. À chaque date, l'agrégat des sondages disponibles ce jour-là est corrigé du biais mesuré, puis le prior par blocs lui est appliqué au poids de 20 %, exactement comme dans le modèle publié. La volatilité de chaque parti est celle qui reproduit le run vérifié du 1er septembre. Il ne s'agit donc pas d'un rejeu Monte-Carlo à chaque date, mais de la même chaîne de calcul résolue analytiquement.

Le contrôle passe : au 1er septembre la courbe donne le BSW à 3 % et les Grünen à 43 %, contre 3,5 % et 37 % pour le modèle complet. L'écart résiduel vient de l'absence de simulation, qui lisse les queues de distribution. Un rejeu intégral des vingt mille tirages à chaque date resserrerait ces valeurs sans changer la forme des courbes.

Qui arrive en tête

Probabilité d'être le premier parti du Landtag, depuis février 2022. Trait rouge : une chance sur deux.
0 %25 %50 %75 %100 %avr 22juil 22oct 22janv 23avr 23juil 23oct 23janv 24avr 24juil 24oct 24janv 25avr 25juil 25oct 25janv 26avr 26juil 266 sept.croisement, mars 2025AfD 100CDU 0

Les deux courbes se croisent le 8 mars 2025. Avant, la CDU était donnée gagnante avec une quasi-certitude ; après, l'AfD, et l'écart n'a fait que se creuser. Au 1er septembre elle arrive en tête dans plus de 99 % des cas. C'est la seule question du scrutin qui ne se pose plus.

Probabilité dérivée de la dispersion des sondages publiés autour de la moyenne mobile, et non d'un rejeu du modèle complet.

Le scrutin de 2021

Secondes voix du 6 juin 2021. Landtag de 97 sièges. Coalition sortante CDU-SPD-FDP.
CDU
37,1 %
AfD
20,8 %
Die Linke
11,0 %
SPD
8,4 %
FDP
6,4 %
Grünen
5,9 %
Autres
10,4 %

Comment ça marche

Un modèle prédictif n'est pas un sondage de plus. Un sondage interroge un échantillon et décrit l'opinion à un instant donné. Un modèle n'interroge personne. Il rassemble ce qui est mesurable, les enquêtes publiées et les résultats des scrutins passés, et en tire une distribution de résultats possibles, avec leur probabilité.

La question n'est pas qui arrive en tête

L'AfD est donnée première dans 98 % des simulations, et elle remporte en moyenne 38,65 des 41 mandats directs. Ce n'est pas le sujet. Le sujet est la barre des 5 % : un parti qui la franchit entre au Landtag, un parti qui la manque n'a aucun siège. Les Grünen sont donnés à 4,8 % et entrent dans 37 % des simulations. Cette seule incertitude déplace cinq sièges et décide de la troisième hypothèse de majorité.

Et personne n'a de majorité

Dans 87 % des tirages, aucune coalition à la fois majoritaire et politiquement praticable n'existe. L'article 65 alinéa 2 de la Verfassung du Land permet d'élire un Ministre-président à la majorité des suffrages exprimés au troisième tour. L'alternative la plus probable est une majorité absolue de l'AfD seule, une fois sur dix.

Le prior, et pourquoi il est efficace

Le modèle ne se contente pas des sondages. Il les ancre dans le vote réellement exprimé : la régionale précédente, les européennes de 2024, les fédérales de 2025. Ce prior permet de contrebalancer les sondages qui se sont trompés lors de la dernière élection régionale en Saxe-Anhalt, où l'AfD était donnée au coude à coude avec la CDU, un scrutin finalement remporté par la CDU.

Notre modèle adopte un modèle de calcul des résultats précédents qui permet d'affiner précisément le vainqueur du scrutin, ainsi que les résultats par circonscriptions pour estimer : les sièges remportés au scrutin uninominal à un tour dans les circonscriptions ainsi que le nombre de sièges remportés au sein du scrutin de liste.

Vingt mille simulations

Une prévision unique donnerait un faux sentiment de certitude. Le modèle rejoue donc le scrutin vingt mille fois, en faisant varier ce qui est réellement incertain : l'erreur propre à chaque institut, la volatilité de chaque parti, et la corrélation entre eux. Il convertit ensuite chaque tirage en sièges selon la loi électorale de Saxe-Anhalt, méthode Hare-Niemeyer, mandats excédentaires et compensation. Le Landtag n'a donc pas une taille fixe : 87 sièges en médiane, de 83 à 99 dans neuf cas sur dix, et le seuil de majorité est recalculé à chaque tirage.

Tous les paramètres sont publics, y compris ceux que nous avons arbitrés. Aucune probabilité n'est affichée à 0 % ni à 100 % : l'incertitude est le produit de ce modèle, jamais son défaut.

Sources

Intentions de vote : instituts publiant sur la Saxe-Anhalt, agrégées et corrigées du biais mesuré sur les scrutins passés. Résultats électoraux : Landeswahlleiter de Saxe-Anhalt et Bundeswahlleiterin, données ouvertes sous licence dl-de/by-2-0. Exclusions de coalition : déclarations publiques sourcées et datées, registre consultable. Le moteur est à graine reproductible, deux exécutions donnent le même résultat au bit près, et il reproduit exactement les 97 sièges attribués en 2021. La couverture de ses intervalles à 90 % est mesurée à 93 % sur six scrutins passés.

Crédits

Tous les droits appartiennent au Millénaire SAS, domicilié au 47 rue de Vivienne, 75002 Paris.

Modèle conçu par
Directeur du projet : William Thay
Directeur adjoint du projet : Pierre Clairé
Analyse politique et data : Matthieu Hocque
Analyse data, mathématiques et validation : Florian Gérard-Mercier