Retrouvez la tribune de William Thay, Florian Gérard-Mercier et Pierre Fontaine dans Atlantico : « Islamisme : la France face au défi du siècle »

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Retrouvez la tribune de William Thay, Florian Gérard-Mercier et Pierre Fontaine dans Atlantico : « Islamisme : la France face au défi du siècle »

Cinq ans après Charlie Hebdo, un autre événement dramatique nous aura cruellement rappelé que l’on peut mourir en France pour avoir montré un dessin. Samuel Paty est un héros que la République doit honorer. La vague d’indignation suscitée par sa mort ne doit pas aboutir à de vaines déclarations qui ne seront pas suivies de faits.

 

La France est face à un défi qui met en danger sa culture, ses traditions et son existence même en tant que République une et indivisible, et doit adopter une réponse à la hauteur de l’enjeu auquel elle fait face.

La soumission face au défi du siècle

La collusion de circonstance, entre d’une part parents d’élèves, agitateurs, et caïds de cités, chacun radicalisés à des degrés différents, et d’autre part le terroriste, doit nous faire prendre conscience de l’enjeu immense de cette forme de « radicalisation ordinaire » qui a gagné tout un pan de la population musulmane française. L’enquête n’est pas encore finie, mais elle fait déjà émerger, que le rectorat avait prévu de sanctionner ce professeur, comme si la bataille était déjà perdue, en raison de la soumission de quelques-uns.

De même que dans Soumission de Houellebecq, le parti islamiste prenait en priorité le ministère de l’Education, s’il y a bien un corps de métier à soutenir, c’est celui des enseignants. Face à l’entrisme des associations islamistes et la pression des parents d’élèves, il est particulièrement difficile, voire dangereux, comme on l’a malheureusement vu, de tenir le rôle d’éveilleur des consciences qui est au fondement de ce métier. Alors que Voltaire nous rappelle « que la seule arme contre ce monstre qu’est le fanatisme, est la raison », cette attaque islamiste nous marque car elle touche ceux qui sont justement chargés d’éclairer nos enfants, et de les éloigner de l’obscurantisme. En s’attaquant aux professeurs, les islamistes comptent introduire la peur, pour placer des interdits dans l’enseignement. La France se trouve donc face à un défi, qui menace ses valeurs et les fondements sur lesquelles elle s’est construite.

Une menace contre notre modèle de vie

L’Islam radical est en guerre contre l’occident, et contre la France en particulier, du fait de son histoire anticléricale et républicaine héritée des Lumières. Notre culture et notre système légal, développés pour que chacun puisse croire ou ne pas croire (alors que les athées sont le groupe religieux le plus persécuté d’un point de vue historique, et toujours aujourd’hui au niveau mondial) sont particulièrement antithétiques des thèses islamistes. Or, cette culture et ce système légal sont aussi nos meilleures armes pour venir à bout de l’islamisme et de la « radicalisation ordinaire ».

La France doit donc comprendre qu’elle fait face à une guerre planifiée, qui vise à l’inféoder, notamment sur la critique religieuse. Cette stratégie est planifiée. En effet, dans son magazine en français Dar al Islam, dont le nom signifie « domaine de la soumission à Dieu », Daech a fixé l’agenda et le mode opératoire d’une soumission de l’occident par la peur. Or toute une partie de la gauche, à la fois parmi la plus radicale et parmi la plus « libérale », soit par idéologie soit par la faiblesse d’un esprit munichois, participe de cette mise en péril de nos libertés en faisant systématiquement l’amalgame entre critique de l’Islam et rejet des musulmans, alors qu’il s’agit bien de deux choses parfaitement distinctes, comme la critique récurrente, et particulièrement acerbe dans notre pays, du Christianisme et de l’Eglise catholique l’a montré tout au long de notre histoire, depuis la Renaissance.

A cette lâcheté, répond toute une frange de la jeunesse musulmane qui, se sentant avoir un blanc-seing sur le sujet, a déjà acté la primauté des lois religieuses face à celles de la République. Alors que le respect de la constitution, est au cœur du pacte démocratique qui lie les Français, 3 jeunes musulmans sur 4 (sondage IFOP de septembre 2020) considèrent que la loi islamique est plus importante. Pire encore, deux tiers considèrent que Charlie Hebdo devrait faire l’objet d’un procès pour la diffusion des caricatures, et un sur cinq ne condamne pas l’attaque terroriste contre l’hebdomadaire satirique. Nous ne mesurons pas encore assez la menace que constituent ces jeunes pour qui l’action terroriste n’est pas tout à fait illégitime. Pourtant, même ceux qui ne passeront pas à l’acte agissent sur les réseaux sociaux par exemple. L’affaire Mila en est un exemple, et on ne compte plus les personnalités de tous bords, qui critiquant l’Islam ont fait l’objet d’un tombereau d’insultes et de menaces.

Vaincre le totalitarisme islamique relève de la volonté politique

Nous avons déjà un arsenal législatif important, mais comme le rappelait François Fillon dans Vaincre le totalitarisme islamique, encore faut-il avoir la volonté de l’appliquer. Les décisions récemment prises par le ministre de l’Intérieur sont à ce titre salutaires, mais que n’ont-elles pas été mises en œuvre avant ? De plus, c’est aussi au quotidien qu’il faut mettre un terme au blanc-seing dont pensent bénéficier les radicalisés ordinaires : la circonstance aggravante de « non-appartenance à une religion » (article 132-76 du Code pénal), en l’occurrence non-appartenance à l’Islam, doit être systématiquement retenue pour toutes les agressions et menaces motivées par le fait que la victime ne respecte pas les prétendus codes de l’Islam. Par ailleurs, face à la clémence des peines prononcées par les juges, et aux remises de peines absurdes pour des terroristes comme ceux récemment relâchés après seulement 5 ans en prison, nous devrions réinstaurer des peines planchers pour les faits de terrorisme (c’est-à-dire une peine minimale) de 2 ans de prison ferme pour apologie du terrorisme (y compris pour les mineurs), et de 20 ans de prison ferme pour participation à une organisation terroriste.

En parallèle, nous devons lutter résolument contre l’entrisme des islamistes dans nos institutions et nos services publics, qui a récemment été mis en évidence par le rapport parlementaire Diard-Pouillat. Il faut impérativement purger les islamistes des services stratégiques de l’Etat : les forces de sécurité bien sûr, mais l’Education nationale également. Les enseignants doivent par ailleurs être assurés en toutes circonstances du soutien total de leur hiérarchie et de toute la protection de la puissance publique lorsqu’ils sont menacés, et les auteurs des menaces doivent être poursuivis systématiquement, avec la double circonstance aggravante que la cible est un agent public, et que la menace est pour motif de non-appartenance à une religion. Enfin, les subventions publiques aux associations cultuelles doivent être interdites, et celles aux associations non cultuelles bien mieux contrôlées, pas seulement après chaque attentat, mais dans la durée.

L’Islamisme est un danger pour nos libertés et notre culture. La chaine de collusion qui a mené à cet assassinat nous éclaire sur la profondeur d’un problème qui touche tous les milieux, de l’administration aux associations en passant par les élus locaux. Face à cette gangrène qui ne semble avoir aucune limite, sinon notre soumission, la réponse doit être celle d’une France qui a compris qu’elle menait le combat du siècle. Alors que le président de la République a promis qu’un hommage national serait rendu à Samuel Paty, la poursuite de son combat pour la préservation de notre modèle de vie est le véritable hommage que la nation puisse lui rendre, en menant une lutte totale contre l’islamisme.

William Thay

William Thay est président du Millénaire

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